Empire

Exposition à l’Usine C, Montréal,
du 18 janvier au 15 février 2020

Le projet Empire est issu d’un désir de questionner le rôle du pouvoir et de l’argent dans la culture, et leur impact sur la vie des gens, sur la création des artistes. Il me semble évident que l’histoire de l’art récente peut être interprétée comme le résultat de grands empires justifiant leur importance à travers cette culture. Je veux donc explorer le rapport historique entre l’art et le pouvoir, créer des peintures qui offrent plus qu’un véhicule pour les valeurs dominantes et qui, en fin de compte, parlent de liberté.

Mes tableaux figuratifs étant une exploration de mon propre rapport à l’art et à la culture, je crée des images qui évoquent la notion d’Empire, avec ses effets sur les populations, mais aussi sur l’histoire de l’art et sur la création culturelle actuelle. 

Pour le moment, aucun empire précis de l’histoire n’est visé par ce projet, il s’inspire théoriquement du livre Empire (2000) de Antonio Negri et Michael Hardt. Ceux-ci proposent un changement historique de paradigme entre l’impérialisme «moderne» fondé sur les états-nations et un post-modernisme émergent créé par les classes dominantes et fondant son autorité sur la force militaire et sur des créations légales internationales (ONU, OTAN, FMI, etc). Inspirés des écrits de Gilles Deleuze et Michel Foucault, les auteurs théorisent un Empire pensé comme un «agencement», une mécanique totalisante contre laquelle la seule résistance possible est la négation.

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Wapizagonke

RAFAEL SOTTOLICHIO

Wapizagonke

Du 9 mai au 9 juin 2018
Vernissage mercredi le 9 mai 2018 dès 17h

| À LA GALERIE DE MONTRÉAL|

Communiqué de presse — Pour diffusion immédiate

Lacerte art contemporain est heureuse de présenter Wapizagonke – une sélection de tableaux récents de l’artiste Rafael Sottolichio.

Wapizagonke
Le territoire imaginaire de l’immigrant

Les tableaux de l’exposition Wapizagonke sont issus d’une réflexion sur le paysage et sur le territoire. Reprenant des thèmes visuels déjà présents dans son travail, cette nouvelle série de peintures se veut une réponse personnelle aux questionnements provoqués par la crise des migrants, ailleurs comme près de lui. Étant issu de l’immigration, le peintre essaie de représenter le regard de l’immigrant devant un territoire à traverser, à découvrir. Ce territoire, prometteur au-delà des risques, est avant tout un espace imaginaire, une construction. C’est une visite du lac Wapizagonke, au nord-est de Montréal, qui a déclenché il y a plusieurs années un questionnement sur son appartenance au territoire.

« Le camping en famille au lac Wapizagonke, dans la Mauricie, fut ma première rencontre avec le relief du paysage québécois. Cet endroit fait partie de notre petite histoire et nous y avons séjourné souvent. Depuis, j’y étais retourné quelques fois avec des amis. Cette fois, j’y revenais en famille, avec des enfants. Nos enfants, la troisième génération à fouler ces lieux, découvrait à travers moi une vision personnelle de cet endroit. Le lac Wapizagonke est un lac long et effilé, avec des plages de sable accessibles uniquement en canot et des falaises abruptes sur la rive orientale. J’y ai ressenti un étrange attachement. Étrange, car j’y étais lié trop fortement : issu de l’immigration, j’ai adopté la culture québécoise, j’œuvre dans un médium, la peinture, aux influences cosmopolites et je me retrouve sur un lac au nom amérindien. Malgré ces trajectoires culturelles différentes, j’étais arrivé à m’identifier d’une manière nouvelle à un lieu, j’avais imaginé un territoire. »

Wapizagonke réunit des tableaux réalisés entre 2016 et 2018.

L’exposition sera accompagnée dans la petite salle de certaines œuvres de la série Personae, peintes entre 2014 et 2018. Ces portraits en gris et blanc sont issus d’une réflexion sur l’idée du masque et de l’identité. Ces images aux corps tendus et aux visages dissimulés s’inspirent de la notion d’Éternel retour du philosophe Nietzsche, interprété comme un défi d’invention de soi.

Rafael Sottolichio est né à Santiago, au Chili, et arrive à Montréal en 1976. Après des études universitaires à Santiago et à Montréal, il pratique la peinture professionnellement depuis 1996. Rafael Sottolichio a participé à plusieurs expositions : à Québec à la Galerie Lacerte Art Contemporain, à Montréal à la Galerie Orange et dans les Maisons de la culture Frontenac et Plateau-Mont-Royal, à Halifax à la galerie Eyelevel, au Musée Régional de Rimouski, au centre Expression de Saint-Hyacinthe, ainsi qu’au Centre National d’Exposition de Jonquière. Ses oeuvres font partie de nombreuses collections publiques: Colart Collection, Burnet, Duckworth & Palmer, Interinvest, Art for Healing Foundation,TD collection, Collection Loto-Québec, SSQ Groupe Financier, Fédération des Caisses Desjardins, Progressive Art Collection, Ohio.

Pour plus d’information, veuillez contacter la galerie Lacerte art contemporain
514.274.4299 | montreal@galerielacerte.com
– 30 –

Bureau de Québec  
39, côte de la Canoterie (QC) G1K 3X5
418.692.1566
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Lundi au vendredi  |  sur rendez-vous

Galerie de Montréal
6345, boul. Saint-Laurent (QC) H2S 3C3
514.274.4299
montreal@galerielacerte.com 


Mardi au vendredi  |  de 11 h à 19 h
Samedi  |  de 11 h à 17 h

La traversée, murale au pont Jacques-Cartier

La Traversée

La Traversée, murale produite par MU en partenariat avec la société des Ponts Jacques-Cartier et Champlain inc., a été réalisée dans le tunnel piétonnier du pavillon de l’île Sainte-Hélène sous le pont Jacques-Cartier.

La murale est un voyage dans le temps. Entre les deux extrémités du tunnel, un pont en silhouette traverse avec nous d’un côté à l’autre. Des moments marquants de son histoire sont entrecoupés de vignettes représentant différents aspects de sa construction. Les travailleurs et les plaisanciers de différentes époques rendent compte du passage des générations et de l’icône qu’est devenu le pont Jacques-Cartier pour la ville de Montréal.

Reprenant un aspect de mon travail de peinture, la murale est une séquence de collages. L’étalonnage des images et la circulation dans le couloir permettent l’évocation de quelque chose d’impalpable : le temps qui passe.

J’étais assisté de Cyndie Belhumeur, Arnaud Grégoire, Julian Palma, Olivier Roy, Clara et Victor tout au long du projet.

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